TECHNAP Spiruline

Technologies Appropriées au service
de la culture de Spiruline
Quelques réalisations et projets en cours
Les réalisations lancées ou menées par TECHNAP sont essentiellement situées au Bénin et au Burkina Faso


Au Bénin

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Deux sites de production:
- Le premier, historiquement, à Davougon ;
- le deuxième à Pahou

DAVOUGON

TECHNAP a fait ses premières armes au Bénin, en 1993-1994, à Davougon, non loin d’Abomey.

Les Pères Camilliens y ont fondé le Centre de Santé St Camille qui abrite une léproserie, un dispensaire et un centre de formation de jeunes filles.

A la suite de contacts entre Etienne Boileau, membre de TECHNAP, et le Père Bernard Moéglé, les Pères Camilliens favorisèrent un premier essai de production de spiruline : un bassin expérimental de 4 m² réalisé en 1993 par Etienne Boileau en bois-plastique.

A ce pilote, transformé, furent ajoutés par la suite des bassins de 8 m² en béton, l’ensemble atteignant 24 m².


Résultats : avec l’assistance d’un jeune béninois à temps plein (pas de pompes) la production atteint 4 à 5 g de spiruline/jour. La biomasse essorée n’est pas séchée ; elle est distribuée tous les jours, en dilution avec de l’eau sucrée, aux malades hospitalisés du Dispensaire St Camille, des malnutris qui ne sont pas uniquement des enfants mais aussi des tuberculeux et des sidaïques à qui elle fait le plus grand bien en augmentant leur résistance aux nombreuses maladies opportunistes qui les guettent.
 
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Vue partielle des bassins de Davougon
 

PAHOU

Pahou est à 26 km à l’Est de Cotonou, sur la route de Lomé (Togo).

Désirant doter le Bénin d’une ferme de spiruline un tant soit peu significative vis-à-vis des problèmes de malnutrition du pays, TECHNAP (Etienne Boileau, Claude Darcas) a abordé en 1995 le CREDESA (Centre Régional pour le Développement et la Santé), organisme sous tutelle des Ministères de l’Education et de la Santé. Une des activités principales du CREDESA était l’éducation nutritionnelle de la population.

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Parpaings de béton revêtus de bâches en plastique
Les spécialistes du CREDESA (médecins, nutritionnistes, assistantes sociales, sages-femmes) montraient aux mères de famille comment optimiser les ressources naturelles du pays (légumes, fruits, poissons) pour mieux nourrir leurs enfants, pour équilibrer leurs repas.

Le CREDESA a tout de suite vu le parti que l’on pouvait tirer d’une disponibilité locale en spiruline. La spiruline apportait sous une forme concentrée un contenu absolument étonnant en protéines, vitamines et autres éléments de grande valeur. L‘éducation nutritionnelle des mamans ne pouvait régler tous les problèmes, il fallait autre chose.

La spiruline représentait pour le CREDESA un levier incomparable pour accompagner sa politique d’éducation nutritionnelle. Des diètes sans valeur pouvaient être enrichies avec un peu de spiruline. Surtout, pour les enfants gravement dénutris, la spiruline était une alternative aux traitements lourds en hôpital.

Le CREDESA a donc pris conscience de l’atout que pouvait représenter la spiruline pour accroître l’impact de sa politique santé dans la population. Un partenariat avec TECHNAP a été décidé pour un projet de production de spiruline.

TECHNAP, en liaison avec une autre ONG française, le GERES, experte en séchage des denrées alimentaires, a alors recherché les financements nécessaires.

C’est grâce, majoritairement, aux subventions de l’Union Européenne (UE) et du Ministère Français des Affaires Etrangères (MAE) que le projet “Pahou” a pu démarrer en 1998.

C’est ainsi que de 1998 à 2001, grâce aux crédits de l’UE et du MAE complétés par TECHNAP, 8 bassins de 30 à 40 m² chacun (total 260 m²) ont pu être mis en place sur un terrain appartenant au CREDESA.

Un laboratoire, un magasin et deux séchoirs ont été ajoutés. Le responsable de la ferme, un ingénieur agronome (Roger Adounkpé), était secondé par une personne chargée des ventes et une équipe de 2 ouvriers et 4 à 5 femmes récoltantes.

Fin 2002, une première extension de la ferme a été faite grâce à des crédits japonais. 

Les travaux ont permis de donner de l’air au site (accroissement de la surface du terrain d’environ 1 000 m²), et de mettre en place des nouveaux bassins portant ainsi la surface exploitée à 500 m².

Ce sont toutefois 1 000 m² de bassins qui sont nécessaires à la ferme de Pahou pour, à la fois, mieux répondre à la demande et produire à un meilleur coût de revient. les ventes de spiruline au secteur humanitaire seront alors augmentées.

 


Image Au Burkina

KOUDOUGOU

De nombreuses fermes de spiruline fonctionnent maintenant au Burkina Faso (Koudougou, Lumbila, Nanoro, Bobo Dioulasso, etc).

Historiquement c’est à Koudougou que la production de la spiruline a commencé.

Koudougou est situé à 100 km à l’Ouest de Ouagadougou.

L’implantation d’une production de spiruline à Koudougou a été décidée dans les années 1998, suite à un partenariat entre l’Association CODEPHI (Maître d’œuvre), le Diocèse de Koudougou (Maître d’Ouvrage) et le Collège de Romainville (93) qui désirait monter un projet pédagogique axé sur un projet de développement.

C’est avec Pierre Ancel que Koudougou s’est développé depuis le début jusqu’aux temps actuels.

Premier financement en 1999, de la part de la Fondation d’Entreprise Gaz de France. En février 2000 la ferme démarrait avec 225 m² de bassins (4x 50 + 25).

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Petit séminaire - Récolte dans un bassin
En avril 2001, 425 m² étaient totalisés et l’exploitation de la ferme était confiée à l’OCADES (Organisation Catholique pour le Développement et la Santé), CODEGAZ devenant le nouveau nom de CODEPHI .En juin 2002, suite à des transformations et à des additions, l’exploitation était portée à 895 m². 7 permanents et 12 récoltantes constituent l’ensemble du personnel. La production de l’année 2004 a été de 1935 kg (productivité : 5.9g/j/m²) avec un arrêt de 3 bassins pendant 5 mois et de 1 bassin pendant 3 mois. Près de 16 % ont été vendus à titre humanitaire (sans bénéfice ou à perte).

La ferme de spiruline est une belle réalisation et son rôle est important en tant que pourvoyeur de spiruline, non seulement à l’intérieur du Burkina Faso mais à l’extérieur grâce à des ventes par Internet (site : www.spirulineburkina.org )

 

Un certain nombre de problèmes se posent toutefois, dus au vieillissement des matériaux : les bâches en PVC, qui drapent les bassins en BTC (briques de terre compactée) se dégradent au bout de quelques années et ne sont plus étanches. Les briques se délitent à l’occasion des pluies. Un programme de rénovation est en cours pour utiliser des bâches plus épaisses et des parpaings en béton. Ce sont maintenant des constructions en béton armé qui sont recherchées (durée de vie 30 ans au lieu de 5 ans).

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Petit séminiaire - Vue d’avion

 


NAYALGUE

Dès 2001, Pierre Ancel s’est préoccupé de lancer un projet de grande envergure qui offrirait des tonnages de spiruline plus importants, à la mesure des besoins en spiruline qui restent immenses au Burkina Faso et en Afrique et qui, par son effet de taille, diminuerait fortement le coût de revient. Ce qui permettrait d’augmenter significativement la part humanitaire

C’est le projet d’une ferme de 3 600 m² de bassins qui a été étudié puis décidé. La recherche des financements nécessaires a été entreprise et le Gouvernement Burkinabé, conscient de ses responsabilités en matière de politique de la santé du pays, a décidé non seulement de financer la totalité des investissements mais aussi de subventionner des recherches médicales sur l’efficacité de la spiruline. Son action dans la lutte contre la malnutrition devait être quantifiée de manière plus précise et il fallait mieux connaître son rôle dans le traitement des personnes affectées par le VIH .

Le Burkina Faso est ainsi le premier pays au monde à avoir reconnu la valeur de la spiruline et à en avoir inscrit la production dans ses priorités.

Le projet est le résultat d’un partenariat entre le Gouvernement Burkinabé (Maître d’Ouvrage) et l’OCADES (Maître d’œuvre), TECHNAP apportant son assistance technique.

 

Les objectifs sont les suivants :

  • Produire à terme 600 kg/mois de spiruline dont 25%

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    Bassin de 200 m² en construction
    seront distribués à des enfants de moins de 5 ans et 20% à des personnes vivant avec le VIH/SIDA ;

  • Contribuer à résorber le chômage par la création de 40 emplois stables ;

  • Servir d’unité pilote de production de spiruline qui pourra susciter d’autres initiatives au niveau national et au niveau sous régional ;

  • Garantir la qualité de la spiruline produite ;

  • Améliorer l’efficacité de la prise en charge des malnutris graves par l’introduction de la spiruline dans le protocole de récupération nutritionnelle ;

  • Utiliser la spiruline comme complément de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA en vue de ralentir la dégradation de leur état général ;

  • Utiliser la spiruline chez les femmes enceintes séropositives comme moyen de réduction du risque de transmission mère enfant du VIH ;

  • Promouvoir l’utilisation de la spiruline à travers les systèmes de soins de santé et de vulgarisation agricole ;

  • Rendre disponible et accessible la spiruline dans les structures de dispensation de médicaments (dépôts Médicaments Essentiels Génériques et pharmacies privées) ;

  • Développer une forme appropriée d’utilisation de la spiruline adaptée aux différents groupes cibles.

 

La nouvelle ferme est située à proximité immédiate de Koudougou, à Nayalguè, sur la route de Ouagadougou .

Sont en cours de construction
3 600 m2 de surface de culture composée de 18 bassins de 200 m2 chacun
+ 2 bassins d’ensemencement de 50 m2 chacun
+ 9 bassins de vidange de 50 m2 chacun

 

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Plan de la ferme de spiruline de Nayalgué

Au-delà des ateliers de récolte et séchage, des bâtiments devant abriter les bureaux, laboratoires et des ateliers divers, il faut signaler 2 forages, 1 château d’eau et une installation électrique de 150 m² de capteurs solaires photovoltaïques de 15 kW, secourue par le réseau de la SONABEL.